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un pigeonnier

Le pigeonnier de la place Perdtemps à Nyon

Pigeonnier de la place Perdtemps Nyon
1.
Pigeonnier de la place Perdtemps Nyon
2. 3.

(1) Perchoir et plate-forme d’envol.
(2) Tour Pougny et porte Sainte-Marie.
(3) Le clocher du temple de Nyon accueille à nouveau les pigeons.

La typologie du pigeonnier est fort ancienne, à l’exemple de celui qui était niché au sommet de la « tour Pougny », jouxtant l’ancienne porte de ville, érigée en l’an 1449 et dont le couronnement en brique, d’influence « lombarde », est à rapprocher d’un édifice aussi prestigieux que le château Saint-Maire à Lausanne, actuellement en cours de restauration.

Autrefois les pigeonniers faisaient partie des maisons du bourg et devaient être nombreux sous les toits nyonnais. Mais ils ont été peu à peu supprimés au cours du XXe siècle. De ce fait, les oiseaux se sont disséminés en ville et se sont installés en des lieux indésirables. L’idée du programme communal de gestion des pigeons est de les fixer à nouveau en des endroits bien précis, une façon de mieux contrôler leur expansion. A Nyon, ils ont désormais le choix entre le pigeonnier de Perdtemps ou celui du clocher du temple, qui vient d’être réhabilité.

A la place Perdtemps, la typologie du pigeonnier se voit renouvelée et complètement modernisée avec une approche comtemporaine à mi-chemin entre la construction et le mobilier urbain. Sa conception légère et préfabriquée permet, selon les besoins, de le démonter, le déplacer ou le multiplier.